Les avis de taxe foncière sont arrivés. Bonne nouvelle pour les propriétaires : la hausse nationale est la plus faible depuis plusieurs années. Mais selon votre commune, la facture peut grimper davantage. Voici ce qu’il faut savoir.
+0,8 % : la plus petite hausse depuis des années
Chaque année, l’État revalorise les valeurs locatives cadastrales, la base de calcul de la taxe foncière, pour suivre l’inflation. En 2026, cette hausse est de 0,8 %. C’est nettement moins que les années précédentes : 1,7 % en 2025, 3,9 % en 2024 et 7,1 % en 2023.
Concrètement, si votre commune n’a pas changé ses taux, un avis de 1 000 euros augmente d’environ 8 euros.
Mais votre commune a peut-être voté une hausse
La revalorisation nationale n’est qu’une partie de l’équation : la facture dépend aussi des taux votés par votre commune et votre intercommunalité.
Selon la DGFiP, 85,8 % des communes ont maintenu leur taux de taxe foncière sur le bâti entre 2025 et 2026, 4 731 communes (13,6 %) l’ont augmenté, et seulement 217 l’ont baissé. Les hausses restent le plus souvent modérées : dans 85 % des communes concernées, l’augmentation votée ne dépasse pas 2 points.
Cette relative stabilité s’explique en partie par les engagements pris lors des élections municipales de mars 2026.
Les dates à retenir
Réception des avis : ils sont disponibles depuis le 27 août pour les ménages non mensualisés, et depuis le 19 septembre pour ceux qui ont choisi la mensualisation.
Date limite de paiement : le 15 octobre 2026 pour un paiement par chèque, virement ou espèces, possible uniquement si le montant ne dépasse pas 300 euros, et le 20 octobre 2026 pour un paiement en ligne sur impots.gouv.fr ou l’application. Au-delà de 300 euros, le paiement dématérialisé est obligatoire.
Attention au retard : passé la date limite, une majoration de 10 % s’applique sur les sommes dues.
La réforme des « éléments de confort » reportée
Vous en avez peut-être entendu parler : le gouvernement prévoyait de mettre à jour les bases de calcul en tenant compte d’équipements comme l’eau courante, l’électricité ou les sanitaires. Face aux critiques, cette réforme a été suspendue fin 2025, et la taxe foncière 2026 n’intègre pas ces nouveaux critères. La mesure est devenue optionnelle pour les communes et pourrait s’appliquer à partir de 2027 dans celles qui la valideraient.
Propriétaires bailleurs : ce qu’il faut savoir
La taxe foncière ne peut pas être refacturée au locataire, à l’exception de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. En revanche, elle est déductible de vos revenus fonciers si vous déclarez vos loyers au régime réel, ce qui réduit son coût réel.
Notre conseil
Si le montant de votre avis vous semble anormalement élevé, commencez par comparer avec l’année précédente et vérifier si votre commune a modifié son taux. En cas d’écart inexpliqué, vous pouvez interroger votre service des impôts fonciers pour faire vérifier les informations retenues sur votre bien.