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Prix de l’immobilier : une légère baisse qui se confirme à la rentrée 2026

Après une timide reprise en début d’année, les prix des logements anciens reculent de nouveau. Pas de krach en vue, mais un marché qui se rééquilibre en faveur des acheteurs. Voici les chiffres à connaître et ce qu’ils changent pour votre projet.

Ce que disent les derniers chiffres

Selon l’indice Notaires-Insee publié le 8 septembre 2026, les prix des logements anciens ont reculé de 1 % au deuxième trimestre, alors que le premier trimestre affichait encore une légère progression de 0,2 %. Sur un an, la baisse atteint 0,8 % au niveau national.

Cet indice fait référence car il repose sur les ventes réellement signées chez les notaires, et non sur les prix affichés dans les annonces.

Les maisons plus touchées que les appartements

Tous les biens ne sont pas logés à la même enseigne : ce sont les maisons anciennes qui baissent le plus vite, avec -1,3 %, contre -0,1 % pour les appartements.

À Paris, le prix moyen d’un appartement tourne autour de 9 840 €/m², environ 12 % sous le pic de 11 180 €/m² atteint en 2023, avec de fortes différences selon les arrondissements.

Une baisse plus marquée qu’il n’y paraît

Il faut aussi tenir compte de l’inflation. Sur la même période, elle s’établit à 1,8 %, ce qui représente une baisse d’environ 2,55 % des prix en euros constants. Autrement dit, le pouvoir d’achat immobilier des acheteurs s’améliore un peu plus que ne le laissent penser les chiffres bruts.

Les ventes, elles, résistent

Bonne nouvelle : le marché ne se bloque pas. Environ 958 000 ventes de logements anciens ont été enregistrées sur les douze mois arrêtés fin juin 2026, soit 2,5 % du parc de logements. Ce niveau est proche de celui du début des années 2000, loin toutefois des 3,3 % exceptionnels de fin 2021.

Quelles perspectives ?

Les professionnels s’attendent plutôt à une poursuite de la baisse. Selon le dernier baromètre des notaires, 60 % d’entre eux anticipent de nouvelles baisses de prix, contre 52 % au printemps, dans un contexte de croissance faible et de taux de crédit qui remontent vers 4 %. Ce signal est intéressant car les notaires voient passer les avant-contrats plusieurs mois avant qu’ils n’apparaissent dans les statistiques.

Deux éléments seront décisifs d’ici la fin de l’année : l’évolution des taux de crédit et le nombre de biens remis en vente à la rentrée. Le prochain point officiel est attendu le 24 novembre 2026.

Nos conseils

Vous achetez ? Le contexte vous donne davantage de marge de négociation, surtout sur les maisons. En revanche, la remontée des taux peut grignoter ce gain : mieux vaut faire valider votre capacité d’emprunt rapidement.

Vous vendez ? Le prix juste est plus que jamais la clé. Un bien surévalué risque de rester longtemps sur le marché, et un vendeur pressé a intérêt à se positionner d’emblée sous la dernière vente comparable du quartier. Une estimation réaliste dès le départ fait gagner du temps.